Préface

AuteurGeorges Flecheux/Didier Matray
Occupation de l'auteurAncien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du barreau de Paris/Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du barreau de Liège, Rechtsanwalt beim Landgericht Köln, Avocat à la Cour (Paris), Chargé de cours à Université de Liège
Pages13-15

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Faut-il avoir l'âme d'un aventurier pour se lancer dans le commerce international ?

Indéniablement, la dimension internationale d'une transaction constitue un facteur d'aggravation des risques; traiter avec des partenaires étrangers comporte toujours une part d'aléas, nonobstant les mesures de sauvegarde habituellement adoptées (garanties et crédits documentaires, assurance contre le risque de non-paiement, intervention d'agents commerciaux locaux, ...).

Cependant, comme le démontre Mme Destexhe, les opérateurs économiques ne doivent pas craindre de pénétrer les marchés étrangers pour autant qu'ils maîtrisent les règles du jeu.

Son ouvrage constitue un défi, à l'image même du sujet traité : elle rend accessible aux non-juristes, les principes fondateurs du droit des contrats et du commerce international.

Par le truchement de questions très simples, elle aborde de manière systématique et remarquablement précise, les règles parfois très abstraites qui régissent le lien contractuel,Page 14 dans ses différentes phases : les pourparlers, la formation du contrat, son exécution et sa dissolution.

Si elle démystifie ainsi l'aventure contractuelle, elle en souligne néanmoins la complexité.

La pratique contractuelle montre que les acteurs économiques portent souvent toute leur attention sur les aspects commerciaux et techniques de la transaction projetée, reléguant à un rang secondaire, le montage contractuel.

Or, le soin apporté par les parties à l'organisation de leur rapport de droit conditionne souvent le succès de l'opération.

Ainsi que le souligne à juste titre Mme Destexhe, il importe d'abord de comprendre le mécanisme de formation des contrats : nombre d'opérateurs exposent des frais conséquents ou divulguent des informations confidentielles lors de négociations, dans la croyance erronée que le lien contractuel est déjà formé. Certaines entreprises se retranchent derrière un accord verbal, dont l'existence ne pourra, en cas de conflit, être établie. D'autres se croient être protégées par un document écrit, document qui est en réalité dépourvu de toute force contraignante pour les signataires. Il est donc primordial pour les exportateurs de déterminer si l'accord passé avec leur co-contactant offre une sécurité juridique suffisante, avant d'accepter les risques inhérents à l'opération.

Ensuite, il importe de rendre compte de la dimension internationale de la relation contractuelle, par des clauses appropriées.

Dans certains pays...

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