Arrêté du Gouvernement flamand portant équivalence d'une demande de dérogation aux objectifs de développement et aux objectifs finaux du premier degré de l'enseignement secondaire ordinaire (TRADUCTION).
Arrêté du Gouvernement flamand portant équivalence d'une demande de dérogation aux objectifs de développement et aux objectifs finaux du premier degré de l'enseignement secondaire ordinaire (TRADUCTION).
Article 1. Le Gouvernement flamand décide de déclarer équivalente la demande de dérogation aux objectifs de développement et aux objectif finaux du premier degré de l'enseignement secondaire ordinaire introduite par le pouvoir organisateur de la " Middelbare Rudolf Steinerschool Vlaanderen ", Kasteellaan 54, 9000 Gent et par le pouvoir organisateur de la " Hiberniaschool ", Volksstraat 40, 2000 Antwerpen.
Art. 2. Le présent arrêté entre en vigueur le 1er mars 1998. Art. 3. Le Ministre flamand ayant l'enseignement dans ses attributions est chargé de l'exécution du présent arrêté. Bruxelles, le 17 février 1998. Le Ministre-Président du Gouvernement flamand, L. VAN DEN BRANDE Le Ministre flamand de l'Enseignement et de la Fonction publique, L. VAN DEN BOSSCHE ANNEXES. Art. N1. Demande de dérogation aux objectifs finaux du premier degré de l'enseignement secondaire, tels que prévus par l'arrêté du Gouvernement flamand du 20 juin 1996 et sanctionnés par le décret du 24 juillet 1996. Introduite par les pouvoirs organisateurs : de la " Hiberniaschool ", Volksstraat 40, 2000 Antwerpen et, de la " Middelbare Steinerschool Vlaanderen ", Kasteellaan 54, 9000 Gent, affiliées à la " Federatie van Rudolf Steinerscholen in Vlaanderen ", K. Mercierlei 15, 2600 Berchem, adresse de correspondance : Kasteellaan 54, 9000 Gent, tél. et fax : 09/233 04 06. Art. 1N1. CHAPITRE I. - Motivation et précisions. Pour la bonne compréhension de nos propositions, nous tenons à attirer l'attention du lecteur sur quelques points concrets. Pour une motivation et des précisions détaillées dans l'optique de la pédagogie Steiner, en ce compris l'historique, le contexte juridique et une esquisse des fondements de la pédagogie Steiner, nous nous référons au volet I de la " Demande de dérogation aux objectifs finaux définis conformément à l'article 6bis de la loi du 29 mai 1959 ", déposée par les pouvoirs organisateurs des établissements d'enseignement secondaire, affiliés à la Fédération des Ecoles Rudolf Steiner. Art. 1.1N1. 1. Concernant le texte. A des fins de concision, les objectifs finaux approuvés par l'arrêté du Gouvernement flamand du 20 juin 1996 et confirmés par le décret du Parlement flamand du 24 juillet 1996 seront ci-après dénommés les " objectifs finaux définis par l'autorité ". Il y a lieu de souligner que la présente demande porte exclusivement sur les objectifs finaux liés aux différentes disciplines et les objectifs finaux interdisciplinaires (pour le " flux A "/A-stroom), à l'exclusion des objectifs de développement (pour le flux B, qui n'est pas proposé au sein des écoles Steiner). Art. 2.1N1. 2. La définition des objectifs finaux. Toute analyse des objectifs et contenus d'apprentissage (et partant, les objectifs finaux) doit se baser sur la question cruciale suivante : quel programme faut-il proposer aux élèves afin de rencontrer leurs besoins et aspirations en matière de développement dont ils ne sont généralement pas conscients. A partir de la sixième année de l'école primaire, les élèves témoignent d'un besoin croissant en causalité, en liens logiques, bref une vision objective du monde. Cette tendance se confirme au premier degré de l'enseignement secondaire. Le premier degré de l'enseignement secondaire est marqué par de fortes pulsions psychiques et d'importants changements sociaux. C'est une période turbulente pour les jeunes : ils ne sont pas encore aptes à maîtriser ces évolutions psychiques et sociales (ces aptitudes ne se manifestent qu'ultérieurement). Une autre caractéristique importante de cette tranche d'âge réside dans la volonté de ces jeunes d'adopter et de rechercher des opinions propres, voire divergentes, sur des idées, des gens, ... le monde. (Pour la bonne compréhension : les opinions ou " positions " ne sont pas encore des " jugements ". Les enfants du premier degré ne sont pas encore mûrs pour porter un jugement. Cela suppose en effet d'autres capacités comme la réserve, le recul, l'objectivation etc. qui ne sont pas encore présentes chez ces enfants. Voir à ce sujet le chapitre II, 10.1.2). Enfin, les enfants qui sont entraînés dans ce tourbillon de changements physiques et psychiques se trouvent en quelque sorte confrontés à une situation de chaos : maladresse, écriture peu soignée (phase de transition), désordre dans leurs actes, sentiments et pensées en sont la conséquence (et vice-versa). Lors de la définition des objectifs finaux, les écoles Steiner se sont inspirées de ces besoins de développement latents, intrinsèques. L'enseignement dans les écoles Steiner vise en effet en premier lieu à répondre aux besoins de développement intérieur des enfants/jeunes à travers les différentes étapes de croissance qu'ils parcourent à l'école. Ce principe de la psychologie du développement est d'ailleurs l'une des raisons principales pour lesquelles les écoles Steiner ont toujours percu les objectifs finaux définis par l'autorité comme contraires ...