En principe un agent ne peut pas se dire victime d'un préjudice grave difficilement réparable lorsque la promotion qu'il convoite est accordée à un rival. Toutefois, lorsque, compte tenu du nombre d'emplois de directeur d'administration existant au cadre français, de l'âge des titulaires actuels et de l'absence de toute possibilité de mobilité, cet agent court un risque sérieux d'être privé définitivement de tout espoir de promotion, il ressort, a contrario, de la jurisprudence qu'un tel préjudice doit être tenu pour grave. La réparation adéquate de ce préjudice par un arrêt d'annulation est aléatoire dès lors qu'elle dépend tout à la fois du moment où cet arrêt sera prononcé et du moyen sur la base duquel il le sera. Dans ces conditions, ce préjudice grave, s'il n'est pas irréparable, ...
...1030 Bruxelles, contre : le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, ayant élu do...