-
L'article 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne s'applique qu'aux jugements des contestations sur des droits et obligations à caractère civil et de toute accusation en matière pénale et non à une contestation relative à une demande de reconnaissance de la qualité de réfugié.
-
Code d'instruction criminelle (art. 216novies)
... du conseil ou la chambre des mises en accusation a pour effet que l’infraction commise doit être...
-
Le prescrit des articles 2 et 3 de la loi du 29 juillet 1991 relative à la motivation formelle des actes administratifs oblige le Ministre à indiquer dans son arrêté d'extradition dans quelle mesure il a tenu compte des réserves figurant dans l'avis de la Chambre des mises en accusation. S'il est vrai que la procédure est ici administrative et que l'intervention de la Chambre des mises en accusation ne se traduit pas par une décision judiciaire mais est purement consultative, il n'en demeure pas moins que le Ministre, lorsqu'il décide de s'écarter de l'avis non contraignant de cette Chambre, ou de ne pas tenir compte de réserves formulées, doit en exposer la raison de manière précise et non équivoque dans son arrêté. A cet égard, une formule très vague ne répond pas à cette exigence.\t\...
-
... prend devant la chambre des mises en accusation des réquisitions tendant à faire déclarer, selo...
-
Le ministre de la Justice n'a pas l'obligation de répondre aux arguments développés par la personne dont l'extradition est demandée dans une lettre attirant son attention sur les risques qu'elle encourt en cas d'extradition dès lors qu'ils auraient pu être présentés devant la chambre des mises en accusation. Celle-ci a en effet pour mission de vérifier que toutes les conditions prévues par la loi du 15 mars 1974 sur les extraditions et l'article 2 de la Convention européenne d'extradition du 13 décembre 1957 sont réunies. Il incombe cependant au ministre de la Justice de prendre sa décision en toute connaissance de cause et donc en ayant connaissance d'une telle lettre. Dès lors que cette lettre ne se trouve pas dans le dossier administratif de la partie adverse et que celle-ci reconna...
-
Les articles 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ne sont pas applicables à une procédure disciplinaire menée à l'encontre d'un premier avocat général. Toutefois, le principe général d'impartialité qui s'en déduit s'oppose à ce qu'une personne soit à la fois juge et partie dans une procédure disciplinaire, soit qu'elle ait joué dans la même affaire un rôle d'accusation ou d'instruction, soit qu'elle y ait un intérêt personnel, ou que les circonstances de la cause donnent à penser qu'elle ne pourrait traiter l'affaire sans préjugé, cette exigence devant néanmoins s'accorder avec la structure de l'administration active.
-
...-ci devant la chambre des mises en accusation compétente en vue du contrôle prévu à l'articl...
-
Le principe général d'impartialité en matière disciplinaire s'oppose à ce qu'une personne soit à la fois juge et partie, notamment lorsqu'elle a joué un rôle d'accusation ou lorsque les circonstances donnent à penser qu'elle ne pourrait traiter l'affaire sans préjugé, spécialement lorsqu'elle a considéré avoir été personnellement mise en cause par l'agent poursuivi et en a gardé de la rancoeur. Lorsque l'autorité disciplinaire est un organe collégial, la critique d'impartialité ne peut être retenue que si des faits précis sont allégués qui sont de nature à faire planer le soupçon de partialité dans le chef d'un ou plusieurs membres du collège et que s'il ressort des circonstances que cette partialité a pu influencer les autres membres de ce collège.C'est le cas lorsqu'il ressort du doss...
-
...De la mise en accusation. Les pièces à conviction sont conservées au tri...
-
Un délai de dix mois depuis la mise en cause de l'agent pour procéder à son audition est d'autant moins explicable qu'une accusation de malversations financières eût dû entraîner une réaction immédiate, non pas pour punir disciplinairement celui qui fait l'objet de cette accusation, mais pour faire la lumière sur les faits allégués. En outre, le chef immédiat de l'intéressé a mis huit mois pour le révoquer après la recommandation en ce sens qui lui avait été faite. De même, une période de six mois s'est écoulée entre l'avis de la commission de recours et la révocation contestée. De telles périodes d'inactivité sont incompatibles avec l'exigence de respecter un délai raisonnable pour prendre une décision, d'autant que l'affaire était d'une simplicité extrême en raison des aveux de l'agen...